Mademoiselle divague

Ces jours-ci, une viscérale envie de tout détruire. Ou d’écrire. Parce qu’écrire empêche de détruire. Le choix entre détruire et écrire. J’ai recommencé à écrire.

J’ai changé le look et le titre du blogue. Je recommence à neuf. Parce que je le sens comme ça. J’ai enlevé le flafla parce que ça m’énerve. J’ai enlevé ma photo parce que ces jours-ci ma tête m’énerve. Ma face me gosse. Me cacher dans une grosse couverture en peluche. Laisser passer Noël. Le chauffage à 25. Un verre de Perrier citron qui dégaze jamais sur la petite table à côté. Où tout traîne, évidemment… Grosse couverture en peluche prenant ici des couleurs de MacBook. Parce qu’écrire sur un écran, des fois, c’est réconfortant.

Mademoiselle divague. Mademoiselle dit vague. Mademoiselle passe sa vie à se demander quoi faire, quoi écrire, quoi penser. Mademoiselle passe sa vie à chercher des solutions. De nouvelles façons de faire tout. N’importe quoi. Tout le temps. La tête en constant questionnement. En constant mécontentement. Chaque jour de nouvelles rêveries, résolutions, interrogations. De nouvelles peines, aussi. Écrire permet à Mademoiselle de faire la part des choses, des fois, ou de les embrouiller encore plus, souvent.

J’ai commencé l’expérience du blogue en 2010. Je ne savais pas trop quoi raconter. Il y a un peu plus d’un an j’ai publié un dernier texte (qui est encore ici). Quelqu’un avait essayé de tuer Pauline. J’avais mal à l’âme. Depuis, j’ai écrit un peu. Des mots noirs tellement opaques que j’ai préféré garder ça dans le dossier « TextesWhateverExutoireDéfouloir » du MacBook. Si un jour quelqu’un entre dans le dossier interdit, j’ai peur de retrouver aux nouvelles mes voisins flabergastés: « Elle était souriante et toujours gentille avec nous. On ne s’y attendait pas. On la croyait sans histoire ».

L’écrit et moi, c’est beaucoup d’amour et beaucoup de haine. Pas du tout de tout repos. Un matin, envie de griffonner. Le lendemain, je trouve ça triste. Je trouve le plaisir trop solitaire. Alors vient l’inconfort. La peur. La perte totale de confiance en les phrases que j’aligne qui ne sont parfois même pas des phrases, pendant des mois. Écrire, je trouve ça douloureux. Le genre d’affaire qui est pour le mieux, mais qui fait mal sur le coup. Comme aller chez le psy. Comme quitter un garçon. Comme désinfecter une plaie. Parce que même si on essaie d’écrire sur les autres, ça vient toujours un peu de soi.

Souvent écrire me fait pleurer même si c’est pas triste. Souvent écrire me fait rire même si c’est pas drôle. Souvent écrire me rempli d’une étrange folie que rien d’autre ne me procure. Même pas une vidéo de chien qui danse la salsa. Une folie que je ne peux partager. Comme les Cherry Blossom. Comme les Turtles à Noël. Ça se partage pas, ces affaires-là. Les textes se partagent, pas le feeling qu’ils font naître. J’écris ici parce que peut-être que si j’aime écrire, vous aimez lire. Parce que ça me fait du bien et que je cultive de grandes ambitions de grande personne qui un jour écrira un roman. Ou autre chose. C’est vague. Je divague.

Je tente de m’exercer la main gauche. De m’exercer le cerveau. Et je vous invite dans le processus. Vous pouvez même venir accompagnés. J’suis plus cool que votre party de bureau. Quoi que venir accompagné à un party de bureau… Enfin. Ne me demandez pas une discipline de fer… Il y aura des hauts et des bas. Il n’y aura probablement pas de suite logique. Que des textes, de différentes natures et racontant différentes histoires. Parfois les miennes, parfois les vôtres, peut-être. Ne prenez pas tout à la lettre, n’analysez pas trop et n’appelez pas les autorités. J’ai envie d’expérimenter. D’inventer. D’extrapoler.

Comme dirait Josée Di Stasio : À tout bientôt.

C. xx

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4 thoughts on “Mademoiselle divague

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  1. Je me retrouve un peu là dedans…genre au début de ma crise de trentaine.
    Le questionnement sans fin, les réponses qui ne viennent pas et le besoin de solitude.
    J’te souhaite de trouver!

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